éléphants à Ruaha

Ce qui suit est le résumé d'une discussion parue sur Nunda.  Certains conseils sont ou un peu dépassés (le 100-400, Canon, Tamron et Sigma nous ont sorti beaucoup mieux depuis), ou même beaucoup (ceux concernant la taille des cartes mémoire) mais  la plupart restent d'actualité.

 Stockage Bernard

La partie stockage secondaire (2 DD, portable) est bien dimensionnée, ça me paraît juste correct en cartes CF si les 8 Go sont pour les deux, si vous êtes tous les deux en RAW et atteints de déclenchite. En effet, il peut arriver que l'on fasse 4 Go dans la journée et que l'on ne puisse vider ses cartes que le soir (et encore parce que tu es en lodge chaque soir)... Une carte 4 ou 8 Go est plus cool, même une pas rapide (cela dépend de l'appareil et de sa cadence en images par seconde, le buffer d'un 400D ou équivalent sera toujours le maillon faible de toute façon). En plus, c'est énervant de tomber en panne de vues sur une carte et ça arrive 2 fois plus souvent (si, si, c'est étonnant, je sais, mais des études scientifiques de haut niveau l'ont prouvé) avec une 2 Go qu'avec une 4 Go...

Un peu beaucoup obsolètes, ces propos, maintenant que nous disposons couramment de cartes de 64 Go "économiques". Actuellement (2015), nous partons avec environ 500 Go de cartes mémoires (on se rassure, nous ne les remplissons pas en 15 jours), les cartes sont recopiées une fois ou deux fois par jour sur notre ordi portable (un MacBookPro 15' Retina) et ne sont pas effacées avant notre retour. Nos boîtiers enregistrent sur deux cartes, une CF et une SD pour les deux EOS 7 D MkII, deux CF pour l'EOS 1 Dx. 

Matériel photo Yvon

Pour le matériel, le Canon EF 100-400 L IS ne va pas te quitter. C'est le meilleur compromis pour avoir un bon rapprochement, de la polyvalence de focale et de la maniabilité. Dans les véhicules, on cherche les meilleurs angles en permanence et un matériel pas trop encombrant est très pratique. Dans ce domaine, le 100-400 fait merveille.

Il ... faut aussi : 
- Un sac-poubelle grande taille pour mettre le matos entre les prises de vue à cause de la poussière. Il y en a beaucoup, particulièrement quand on suit un autre véhicule ou quand il y a du vent (en fin de journée). 
- une prise universelle pour électricité. 
- une rallonge nourrice (ou deux) avec un max de prises (certains chargeurs ont la bonne idée d'être si gros qu'ils bouffent deux prises à eux seuls). 
- plusieurs batteries de rechange pour ton 400D . 

- un pinceau pour nettoyer le matos le soir.

Autres impédimenta Bernard

Excellents conseils auxquels j'ajouterai la poire soufflante en plus du pinceau et la prise UK femelle => mâle F pour brancher sur la multiprise et rendre ainsi à un anglo-saxon une prise qu'il puisse utiliser.

Traitement médical à voir avec le toubib, vaccin fièvre jaune très conseillé même s'il n'est pas obligatoire (au moins 10 jours avant le départ, une seule injection, validité 10 ans) et traitement anti-paludisme obligatoire (Malarone, Lariam, voir avec le toubib) à commencer avant le départ. 
Penser aussi aux jumelles, aux lunettes de soleil et à la crème solaire (je sais, ça paraît bête, mais en octobre en France, on n'y pense pas forcément) à la pharmacie (antispasmodiques, paracétamol, collyres, pansements, pansements digestifs, antibiotiques à large spectre, antihistaminiques voire cortisone en pommade ET orale, sur avis médical oeuf corse ! sans oublier le RÉPULSIF À MOUSTIQUES/TSÉ-TSÉ).

Un dico français-anglais peut être utile si on ne maîtrise pas la langue de Shakespeare sur le bout des doigts ! Les livres techniques d'identification des oiseaux sont en général disponible dans les lodges ou dans les véhicules des bonnes agences. Le mode d'emploi de l'appareil photo est un must.

Le bean-bag n'est pas forcément disponible dans le véhicule, c'est pourtant un accessoire indispensable (voir le riche catalogue de Jama Electronique par exemple).

Deux-trois trucs en plus Catherine

Le Vieux Campeur vend des petits sacs à fermeture éclair, de couleur vive, avec un côté ajouré en filet, qui permettent de repérer d'un coup d'oeil dans le foutoir ambiant des objets rangés par ordre d'idée.

Nous en utilisons un pour les médicaments (de ce point de vue, prévoir large, et souhaiter ne pas en avoir besoin) un pour tous les petits ustensiles électriques: raccords, prises, chargeurs, etc., bien mieux groupés, que dispersés dans les sacs photo et autres. D'autres magasins doivent aussi en commercialiser. Vraiment, ça nous a changé la vie, surtout si on change chaque soir de lodge.

Un cintre fin en plastique et deux ou trois pinces à linge, qui permettent de faire sécher rapidement au vent un pantalon accidenté par la pluie ou l'eau du lac Baringo.

Enfin, même si on passe beaucoup de temps en voiture, on peut faire de magnifiques photos, en particulier d'oiseaux, mais aussi de petits mammifères (j'espère pour toi pas d'éléphant dans ton bungalow quoique... ça m'est arrivé une ou deux fois mais j'ai pas osé faire de photo User image ) dans les lodges. Donc un monopode est intéressant, penser à le mettre en soute, contrairement au reste du matériel pour lequel tu dois être intransigeant et le transporter en cabine, même si on te fait quelques difficultés.

J'ajoute un somnifère léger pour l'avion, type Stilnox® (voir avec le médecin). Pris à petite dose (1/2 comprimé) il permet de ne pas arriver épuisée à Nairobi. Un oreiller gonflable et un masque sont des plus pour le confort, et je vous conseille un casque spécial ou des boules Quiès®, le personnel de Kenya Airways étant spécialement joyeux et en pleine forme sur les vols de nuit.

Protection contre l'humidité Yvon

Pour le séchage, en effet, il faut être prévoyant car des fois on se mouille. Catherine m'envoie un clin d'oeil appuyé, car j'ai eu la douche du siècle au Lac Baringo. Ceci me permet d'ajouter que le sac-poubelle est aussi très utile pour protéger le sac du matos s'il pleut. Pour moi, ce n'était plus de la pluie mais presque de la plongée.

PS : la longue liste de médicaments peut faire peur. Ce n'est pas que les risques sont importants en Afrique mais simplement que sur place, tout ceci n'est pas si facile à trouver. User image

Un mot sur les vêtements Catherine

Car ça va sans dire, mais encore mieux en le disant:

-des pantalons et chemises à manches longues légers qui sèchent vite (il y a maintenant des matières synthétiques très performantes)

-des couleurs neutres et claires. Pour le neutre, on voit tout de suite pourquoi, pour le clair, eh bien, parce que les tsé-tsé sont attirées par les couleurs sombres, en particulier le bleu (les pièges à tsé-tsé sont bleu foncé).

Et à ce sujet, pas de panique. Je crois qu'il y en a moins au Kenya qu'en Tanzanie, et le risque tient essentiellement au fait que la piqûre est très douloureuse (pommade à la cortisone) et donne parfois des réactions locales étonnantes (cortisone en comprimés). La maladie du sommeil est rare, voire inexistante, dans les réserves car les animaux sauvages ne sont pas porteurs du trypanosome.

Pour ma part (je suis allergique) je m'enduis de répulsif, prends de la cortisone, et porte des guêtres quand il y en a beaucoup pour les empêcher de rentrer entre la chaussure et le bas du pantalon, c'est leur endroit de prédilection. Détail: la tsé-tsé n'est pas une mouche mais un taon gris de petite taille.

-un pull chaud ou polaire pour les petits matins (voir le safari de Cécile au Kenya, nobody's perfect)

Le partage Cécile

Et si tu veux joindre l'agréable au partage :

j'ajouterai des stylos et des livres en français pour les enfants kenyans, niveau maternelle à CM2 (B.D , histoires , cahiers de vacances, magazines etc...même usagés ).

Ils apprennent le français à l'école et à part le cahier de français de l'école, les parents ne trouvent aucune littérature française dans le commerce sauf le dico ! Tu les confies à ton guide , ou à une des nombreuses écoles de brousse que tu croiseras entre les parcs ; tu recevras en échanges, mille mercis, les yeux des enfants qui brillent de bonheur et une petite chansonnette en français...

Penser aussi aux friandises, mais sans sucre, car les dentistes sont une denrée rare et chère en Afrique !

Les sous, le pourboire, les achats Bernard

Pour rester dans le registre "partage et don", pense aussi à te munir de petites coupures (quasi introuvables sur place) en dollars, la monnaie du tourisme. Évite les gros billets, il n'y a jamais la monnaie ! Ne te sers pas, sauf urgence, de ta carte bleue, les commissions flirtent avec les 10 % à certains endroits, la sécurité n'est pas garantie (usage encore fréquent du "fer à repasser", pas de terminal électronique dans de nombreuses échoppes) donc utilisation frauduleuse du volet commerçant de la facturette possible, il contient toutes tes coordonnées complètes, sauf les 3 chiffres du code de sécurité qui sont faciles à mémoriser.

Si tu n'as pas pris ton visa en France, il faut le payer à l'entrée en dollars (50 $).

Le pourboire

C'est un incontournable du safari ! Compte +/- 5 à 10 $ par jour et par personne pour le chauffeur guide... Moins si tu n'es pas satisfait, évidemment, et vice-versa. Et chaque acte de la vie (portage de bagage, service au bar, etc.) donne lieu à pourboire (1/2 $ = 30 schillings). Bon, ça peut être une somme importante pour toi au bout du compte (200$ ou plus pour un safari en couple) mais c'est vital pour ton chauffeur, ton cuisinier, etc.

Tu peux aussi laisser au Kenya des vêtements dont tu t'es servi pour la dernière fois, une vieille paire de jumelles Lidl, ce genre de choses qui ne te manqueront pas et feront de grands heureux sur place...

Pas de gros achats (en prix) de souvenirs à prévoir, statuettes en pierre à savon, en bois, colliers et bracelets masaï pour tes princesses, brèfle rien de bien affriolant. Le plus intéressant à mon avis, c'est les chemises, tee-shirts et autres vêtements style safari (parfois siglés au nom des lodges où tu les trouveras) faits au Kenya (pas encore vu de chinois, mais...) en coton local, et plutôt bien finis et de bonne qualité.

Marchandage Cécile

Et il est bien entendu que lorsque tu demandes le prix d'une statuette, bracelet etc..., tu le divises ensuite par 3 voir 4 et tu es à son juste prix. 

Quelques mots de swahili (mini lexique)  peuvent aider en de multiples circonstances.

Le swahili a été formé par le mélange de bantou et d'arabe (comme le montrent bien certaines formules de salutation ou la négation "la"), c'est la langue officielle de la Tanzanie avec l'anglais.

Dans les parcs et réserves

Ngorongoro Conservation Area et cratère

Cratere du ngorongoro tanzanieNgorongoro

Quand on parle du Ngorongoro, c'est généralement au cratère que l'on pense. Le cratère du Ngorongoro est le diamant ou plutôt l'émeraude de la Tanzanie. Avec plus de 400 000 visiteurs par an, c'est la première des trois destinations touristiques naturelles les plus fréquentées du pays, les deux autres étant le Serengeti et le Kilimandjaro. Il est le point culminant (si j'ose dire...) de l'Aire de conservation du Ngorongoro, Ngorongoro Conservation Area.

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Ruaha NP

 

Ruaha National Park TanzanieRuaha National Park

Le parc national de Ruaha a d'abord été une réserve de gibier, la réserve de Saba créée en 1910 puis un Parc national en 1964. Ruaha a longtemps été le deuxième parc national de Tanzanie en superficie, juste derrière le Serengeti. Le projet d'extension du Grand Ruaha était évoqué de longue date, mais il n'a été achevé qu'il y a peu, le propulsant au premier rang.

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Manyara NP

MANYARA NATIONAL PARK TANZANIEManyara

Le parc national du lac Manyara présente l'avantage d'être près d'Arusha et comme sa superficie est relativement réduite (330 km²), on peut n'y passer qu'une demi-journée en arrivant d'Arusha ou en repartant. Mais on peut aussi y trouver de quoi y passer des journées entières. Le parc est organisé comme une large rive forestière du Lac Manyara. Ce lac en occupe une grande partie, presque les deux tiers quand il est au plus haut.

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Tarangire NP

tarangire npTarangire

Le parc national du Tarangire est proche d'Arusha, au sud de Manyara. Le trajet Arusha-Tarangire (ou vice-versa) peut se faire en 2 à 3 heures sans foncer (ce qui est le plus souvent impossible de toute façon car les 4x4 de safaris ont -théoriquement du moins- un moteur bridé à 80 km/h). 

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Serengeti et protection de la faune

serengeti-kopjesAires protégées Le Serengeti, un cas d'école pour la conservation de la faune sauvage

Alain Zecchini Semaine vétérinaire N° 1252 du 13.01.2007 Article original de R. Hillborn et coll. « Effective enforcement in a conservation area » Science 24.11.2006

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