éléphants à Ruaha

Le safari a, comme chaque activité humaine, son vocabulaire spécifique, voire son argot. J'espère être utile en décryptant à ma manière certains des mots couramment utilisés par les T.O, guides et accompagnateurs divers, qu'ils soient francophones ou non.

J'ai bénéficié de l'aide gracieuse et avisée des gracieux et avisés membres de Voyage Forum, que je remercie. Leurs avisées contributions sont en police bleue.

4x4 : le véhicule de choix du safari, ne serait-ce que pour le folklore quand les conditions sont bonnes, saison sèche, bonne pistes, mais aussi pour sa résistance aux ornières, cailloux et pierres de certaines pistes et ses qualités de franchissement des flaques et mares des pistes boueuses ou inondées. Existe en complètement ouvert, sans portes ni fenêtres, dans le Sud tanzanien (et en Afrique australe) ou en fermé avec toit ouvrant en une partie relevable (on reste à l’ombre mais on voit moins le ciel, les oiseaux en vol ou haut perchés, le léo ou les singes au sommet des grands arbres e tutti quanti) ou en deux parties rabattables (le soleil tape mais on voit mieux le ciel, les oiseaux en vol ou etc.). Les 4x4 peuvent être à châssis court ou long, le 4x4 à châssis court est moins spacieux mais avec de meilleures qualités de franchissement.

Agence de safari : agence de voyage, en général de voyage africain connoté observation de la nature.

Agence locale : agence (de voyage).

A comme Amarula : une liqueur dont raffolent les humains (ou M comme Marula : un fruit dont raffolent les éléphants). Ajouté par Emma78, merci à elle ! En photo ci-dessous :

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Banda : bungalow, cabane, habitation individuelle en dur. Par ailleurs il conviendrait de compléter l'article Banda en précisant qu'il ne peut-être érigé qu'en bois bandé sous peine de s'affaisser. Ajouté par Voyajou, merci à lui !

Big five : les cinq grands, terme obsolète employé par les chasseurs à une époque (presque) révolue où le but était de tuer dans le même safari buffle, éléphant, rhinocéros, lion et léopard, un concentré de connerie humaine satisfaite . Pour le big five de chasse photo, le guépard a largement supplanté le buffle, animal difficile à tuer mais facile à photographier. Depuis les temps héroïques (...) de la grande chasse, le Big Five a été mis à toutes les sauces. On trouve le Small Five, avec deux insectes, le Scarabée rhinocéros (Rhinoceros Beetle) et le Fourmilion (Antlion), un petit insectivore, un macroscélide (Elephant Shrew), une tortue, la Tortue léopard (Leopard Tortoise), un oiseau, un Alecto (Buffalo Weaver), mais aussi le Ugly Five : cette affectueuse appellation désigne les vilains petits canards de la savane. Le quintette change suivant les goûts esthétiques du safariste mais comprend généralement la hyène - qui fait également partie des Smelly five, NDLR : la hyène, le phacochère, l'autruche, le vautour et le marabout. Ajouté par Attila, merci à elle !

Biltong : Viande séchée de boeuf ou de gibier qui se grignote en cours de safari ou à l'heure du Sundowner. 
Comme le Rusk, sa consommation est à vos risques et périls... Ajouté parAttila, merci à elle !

Bleslerie : (dérivé de brêle, n.f.) écriture au second degré (deux est son maximum, c'est un animal binaire). Syn. Dilettantisme. Contr. Pédanterie. Ajouté par Voyajou, merci à lui. NB : BLESL est mon pseudo sur VF...

Boma terme sud africain, employé pour le feu de camp vespéral autour duquel les hôtes se réunissent (vespéralement, œuf corse). C'est l'enclos dans lequel on regroupe les animaux, la nuit pour les protéger des animaux... désormais, bien souvent, ce sont des touristes que l'on regroupe autour du feu de bois. Kraal : idem mais en pierre sèche. Ajouté par Michel85200, merci à lui !

B comme Braaï : copieux barbecue d'une délicieuse viande locale dégustée autour du feu en compagnie d'un doux nectar rouge sud'af, d'une bière namibienne ou d'un cidre local. 
(bon encore faut-il savoir faire un feu... pour les autres il reste la boisson Clin d'oeil). Ajouté par Emma78, merci à elle !

Brûlis : incendie volontaire des étendues herbeuses effectué, en principe - trop rarement respecté -, en début de saison sèche. Cette pratique, l'écobuage, est censée enrichir les sols en minéraux, limiter les insectes nuisibles, comme les tsé-tsé. En fait, les vents, les pluies, qui arrivent rapidement quand le brûlis est fait trop tard dans la saison sèche, délavent les sols et emportent les précieux minéraux loin de la savane. En revanche, les insectes, les petits rongeurs, tous ceux qui s'en nourrissent, servals, chacals, otocyons, oiseaux en pâtissent. L'écobuage répété tous les ans est aussi néfaste pour les arbres, mais comme il favorise les herbages, donc les grands herbivores, donc les si appréciés et si photogéniques grands chats, cet inconvénient est plutôt vu comme un avantage par les rangers et responsables des parcs. Et puis, jouer avec les allumettes, à tout âge, c'est tellement amusant !

Bush : littéralement buisson, désigne une savane très arbustive, une brousse compacte.

Camps plusieurs sortes de camps sont disponibles, du plus simple (camping) au plus luxueux (qui peut être un Tented Camp à plus de 1000 $ la nuit. Par personne, œuf corse):
Camp de brousse : camp de brousse.
Camp de toile (camp de tentes) : tented lodge pour les plus importants.
Camp mobile :  camp non fixe, démonté à certaines périodes de l’année, voire tous les jours ou quelques jours pour les  "fly camps".
Camp privé : camp où l’on ne peut monter sa tente .
Campsite et Special Campsite : terrains de camping dans les parcs nationaux, le Special Campsite est ainsi appelé, je crois, parce qu’il est spécialement cher pour les prestations offertes… En effet, si le campsite offre un coin cuisine, des sanitaires, le Special Campsite est nu, dépouillé, juste un endroit où poser sa tente, aucun équipement annexe n'est disponible. Mais, et c'est là son prix, il est réservé à un seul occupant, on y est seul avec ses accompagnants ! Campsite et Special Campsite sont des terrains de camping à ne pas confondre avec les Tented Camps qui sont des lodges avec des tentes au lieu de bungalows et de mess "en dur"(bandas). Ces tentes peuvent être assez simples ou carrément luxueuses, avec salles de bain, toilettes. Les prix ne sont en rien différents de ceux des lodges de catégorie équivalente, ils peuvent aller pour les moins chers (rares) de 150-200 $ à plus de 1000 $ par nuit et par personne...

Chauffeur : personne conduisant le 4x4 ou minibus ou bus qui nous transporte en safari .

Crossing (franchissement) : passage de rivière pendant la migration par nos amis les migrateurs : gnous, zèbres, élands, gazelles .

Fees :  les droits d'entrée et de séjour dans les parcs et réserves sont un élément important, et souvent ignoré, dans le budget d'un safari. Ces droits sont comptés pour chaque non-résident, élevés, pour le véhicule, élevé, pour les chauffeurs, guides, cuisiniers, réduits. En Tanzanie, ils se comptent par tranche de 24 heures, toute tranche entamée est due, d'où des acrobaties dans la conception du parcours et parfois des trajets précipités pour rester dans les clous.

Fly Camp : camp volant, c'est une formule organisée par les lodges et camps de tente chics qui permet pour un coût bien supérieur de jouir de tout le confort (...) et des prestations offertes par la formule de base du camping. En effet il faut compter un supplément (de 200 à 300 $ par nuit et par personne, excusez du peu...) au prix déjà confortable déboursé pour le lodge... Mais cela permet un contact avec la nature 24/24, et élargit le périmètre d'exploration encore plus qu'un full day. Une expérience que je recommande donc si on peut se le permettre.

Franchissement de rivière : crossing.

Full Day : jour entier, game-drive occupant une journée entière (ou presque) avec un pique-nique comme déjeuner. C'est le moyen de s'écarter plus du lodge/camp. Inconvénient : les heures du midi ne sont pas les plus propices à l'observation de la faune, qui met à profit ces heures les plus chaudes pour siester sous un arbre ou dans les buissons, et ce sont les plus mauvaises heures pour la photo. À tenter quand même, à mon avis...

G comme Game (meat) : délicieuse viande locale au choix kudu (ma préférée), oryx, impala, bubale, springbok, zebra... qui se cuisine parfaitement bien au braaïAjouté par Emma78, merci à elle, qui précise, lucide (?) : Comment ça je ne pense qu'à manger ou boire, mais pas du tout  :). 

Game drive : déplacement en voiture à faible allure pour repérer et observer la faune (game = gibier).

Grande migration : voir notre page sur la grande migration sur ce site, et l’on saura tout, tout, tout (bon, OK, c’est très exagéré) sur ce phénomène cyclique se déroulant sur une année entière. On peut donc voir la migration toute l'année. Si on sait où la trouver... Deux points forts cependant : le début de l'hiver, avec toutes les naissances dans le sud de l'écosystème du Serengeti (qui englobe une partie de l'aire de conservation du Ngorongoro) et de juin à octobre les franchissements de rivière dans le Nord du Serengeti.

Guerrier massai : morane, massai mâle sorti de l’adolescence et pas encore marié, armé d’une belle lance ! Souvent réduit à la fonction d’askari (gardien) nocturne, parfois chauffeur ou spotter…

Guide de safari : guide de voyage.

Guide de montagne : accompagnateur de plongée sous-marine (je crois, de mémoire, mais il faudra que je vérifie).

Guide privé : guide de safari affecté à l’accompagnement exclusif du ou des donneurs d’ordre.

Guide-chauffeur (chauffeur-guide) : chauffeur assurant aussi les fonctions de guide. Les deux fonctions sont souvent liées en Afrique de l'Est et souvent distinctes en Afrique australe, mais ce n'est pas une règle absolue.

Hébergements de safari (types) : belle étoile, tente de toit (ajout de Francky4, merci à lui !), fly camp, tente de camping, camp de tentes avec "tentes" parfois luxueuses, banda, hutte, bungalow, lodge, hôtel, cabane dans les arbres. Tout est possible (et monnayable).

Hide : cache pour l'observation des animaux. Ajouté par Michel85200, merci à lui !

Hiking : trek pas pour moi, car exercice bien trop sportif pour un sujet bien peu sportif. Et puis, je n'aime pas quand ça monte; seule la descente a mq faveur.

Hors-piste : faire du hors-piste, c'est sortir de la piste balisée et rouler dans la nature. Cela abime la végétation, tasse la terre, dérange la faune. Et c’est interdit dans les parcs nationaux, sauf autorisation spéciale,   accordée aux photographes professionnels comme, par exempleà Masai Mara, Michel Denis-Huot, aux équipes de la BBC, aux ONG de protection de la faune comme Cheetah for everaux scientifiques, etc.

Hôtels (catégories pour safaris) : de basique (et cher) à luxe (et encore plus cher). Il n'y a que hors des parcs, dans les villes ou même villages, que l'on peut trouver des hôtels corrects à des prix corrects. Et d'autant plus  à prix corrects qu'ils sont éloignés des parcs.

Jambo! : salutation « swahili » employée par les wamuzungu, les blancs, quand ils veulent saluer comme les locaux, qui n'emploient même pas la forme correcte, Hujambo, mais comme nous, se demandent simplement "si ça va", Habari? (Mzuri sana! très bien !).

Kill (scène de chasse) : mise à mort, ou résultat de la mise à mort, repas de fauves. Ce terme est employé pour l’activité de prédation des fauves, hyènes et canidés mangeurs de viande, mais on ne parle pas de kill pour un otocyon qui attrape un termite.

Kopje : petite tête en afrikaans, c'est le nom des petites collines rocheuses qui émergent du plat Serengeti et qui sont toujours à explorer, riches qu'elles sont en damans, oiseaux de proie, et souvent en lions...

Lodges (catégories) : de basique (et cher) à luxe (et encore plus cher). Un lodge offre plus de capacité qu'un camp et est généralement construit en dur, alors que les camps font appel aux tentes, plus ou moins "sédentarisées".

M comme Marula: un fruit dont raffolent les éléphants (ou A comme Amarula : une liqueur dont raffolent les humains). Ajouté par Emma78, merci à elle ! En photo ci-dessous :

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Minibus : véhicule peu photogénique mais pratique pour la photo, pratique aussi pour les grandes familles. Mais même s’il est - rarement - 4x4, un minibus est moins agile et débrouillard qu'un 4x4 Land ou  Toyota. Notamment, il ne supporte pas bien la saison des pluies. À certains endroits, comme le cratère du Ngorongoro, l'accès peut être réservé aux véhicules 4x4, donc interdit aux banals minibus.

Muzungu : blanc. Au pluriel wamuzungu.

Parc national : espace répondant aux critères définis par chaque état pour la préservation et éventuellement la mise en valeur de ressources naturelles, paysages, flores, faune. Le premier parc national a été celui du Yellowstone aux USA. Les parcs nationaux tanzaniens édictent des règles précises et drastiques : pas d’exploitation de la faune ou de la flore, donc pas de ramassage d’aiguilles de porc-épic, de carapaces ou de plumes de rollier, pas de présence humaine permanente autre que pour le tourisme (une exception, en principe temporaire, à Saadani), perception de droits d’entrée pour véhicules et personnes auxquels s'ajoutent des droits de séjour quotidien.

Philanthropie : si une proposition de safari est moins chère, il y a une ou des raisons, c'est selon, ce qui est sûr, c'est que la philanthropie en fait rarement partie.

Pisteur : personne compétente pour détecter la présence d’un animal et le suivre grâce aux traces et empreintes qu’il a laissées.

Politesse : je ne prétends apprendre la politesse à personne, mais les conceptions que l'on se fait de la politesse peuvent différer d'un continent à l'autre.
En Afrique, saluer, sourire et éviter de s'énerver sont des impératifs. Les personnes plus âgées que nous (c'est de plus en plus rare dans mon cas) ont droit à des marques de respect encore plus élevées : en kiswahili, on appellera Mzee les seniors Messieurs, Mama les dames, Bwana les mâles de nos âges ou -ils sont de plus en plus nombreux dans mon cas- plus jeunes. Des remerciements dans la langue locale sont appréciés, en Tanzanie-Kenya Asante sana.
Et il faut à tout prix éviter les colères, même justifiées (mon certificat fièvre jaune est valable !  Comment plus de chambre libre, j'ai mon voucher ! L'avion de Precision Air est parti 10 mn en avance sans nous attendre ! etc.). Discuter, palabrer, oui, s'exciter, non, c'est absolument contre-productif.

Populations : qu'elles soient constituées d'Herreros, Massais, Bushmen, Hadzabe, Himbas, etc. pouvons-nous, nous, riches -richissimes par rapport à eux- occidentaux, établir le contact avec les "authentiques" populations indigènes ? Est-ce une gageure, comme je le pense, si l’on n’est pas ethnologue ou simplement un jeu d’enfant quand le TO prévoit une journée de chasse avec les Hadzabe, une journée de traite avec les Massai, la visite d’un authentique village ? Sans parler la langue, sans partager repas, nuits, soucis et travaux, la communication ne peut être que superficielle, artificielle. On en apprendra plus en lisant les bons ouvrages qu’en quelques heures de contact tarifé.
La pression sur leur environnement, pression démographique, la limitation de leurs territoires de pâturage ou de chasse au profit de cultures ou d’exploitations minières, les contacts avec les blancs et les africains « plus évolués » contribuent à la perte de leur identité séculaire.
En les "déculturant" ou en les "aculturant", en les coupant de leurs racines, n'en fait-on pas trop souvent des employés de dernière catégorie, askaris ou porteurs, des chômeurs SDF ou des marionnettes pour touristes, et/ou dans le pire des cas, des alcooliques ou des drogués ?  Mais si ces populations authentiques perdent de leur authenticité pur jus à chaque instant, doit-on le regretter ? Faut-il confiner hommes, femmes et enfants comme les sujets d’un zoo humain, leur empêcher de fait l’accès aux progrès médicaux, sociaux, techniques, en perpétuant le mythe du bon sauvage en accord total avec le nature ?
Quelle(s) solution(s) ? De bien plus intelligents et plus informés que moi s’y sont cassés les dents, mais cela reste pour chacun un bien intéressant sujet de réflexion, s'pas ?

Pot holes : nids d'autruches qui engloutissent régulièrement des conducteurs imprudents ou mal équipés. Ajouté par Michel85200merci à lui !

Réceptif : agence locale de safari travaillant avec un TO non implanté directement dans le pays.

Réserve (catégories) : zones de protection naturelles où l'implantation d'habitations et une certaine exploitation de la nature, comme la chasse, le ramassage de bois, parfois du pâturage, sont permises.

Riverbed : lit de rivière. Endroit particulièrement magique quand à sec on y voit un éléphant y creuser un trou...d'eau. Endroit particulièrement frisquet au petit matin ou le soir venu. Ajouté par Michel85200merci à lui !

Rondavel : Habitation typique sud africaine qui, comme son nom ne l'indique pas, est de forme circulaire... Les logements proposés dans le parc du Kruger reprennent souvent et ce vocable et cette architecture. Ajouté par Attila, merci à elle !

Rusk : délicieux biscuits offerts en guise de petit déjeuner avant le morning drive. 
La consommation de cette spécialité sud africaine est déconseillée aux porteurs de dentier et doit être effectuée concomitamment avec l'absorption d'une boisson sous peine d'étouffement. Ajouté par Attila, merci à elle !

Safari : mot kiswahili pour voyage, le safari se met à toutes les sauces en fonction de ses modalités, de son standing, des moyens de déplacement, de sa durée, du moment, etc.
Safari peut désigner l’ensemble du voyage ou chacun des habituels game-drives, ce qui permet en rentrant d’une petite semaine de safari avec ses habituels deux game-drive/safaris par jour d’avoir fait en un seul séjour plus de 10 safaris…
Le safari se fait le plus souvent en voiture, à allure réduite, game-drive safari,  mais aussi à pied, à allure encore plus réduite, walking safari, et de mille autres manières, à cheval, horseback safari,  en vélo tout-terrain, mountain bike safari, en ULM, en montgolfière, balloon safari, en hélicoptère, helicopter safari, en ULM, en bateau à moteur, motor boat safari, comme en canoë moderne ou traditionnel, canoe safari ou mokoro canoe safari, à dos de chameau, camel safari et  même à dos d'éléphant...
Classiquement la journée de safari comporte deux safaris, un aux premières heures de la journée, dès le lever du soleil si possible, et un en fin de journée de 15-16H à la nuit, qui tombe tôt près de l’équateur. Mais on peut avoir un full-day safari commencé tôt le matin et terminé aussi tard que possible, avec pique-nique le midi.
Le safari peut être nocturne, night safari, uniquement hors des parcs ou dans les concessions privées, car dans les parcs nationaux, les safaris doivent être terminés avant le couche du soleil, 18H ou 18H30, ce qui nous a valu quelques rentrées tardives de nuit phares coupés pour ne pas être repérés, avec notamment une épique traversée au clair de lune de la Mwagusi Sand River, à sec certes mais avec des rochers et des creux peu sympathiques…
Safari à la carte : voyage à la carte
Safari de luxe : voyage de luxe
Safari lodge : lodge de voyage. En AFS un safari lodge n'est pas obligatoirement un lodge avec des animaux...c'est l'apanage exclusif du game lodgeAjouté par Michel85200merci à lui !
Safari photo : voyage où la prise de photographies, généralement de la faune, joue un rôle important, sinon primordial. En ce cas, penser au sacro-saint "principe de précaution" : toujours avoir au moins deux boîtiers et deux optiques qui vont bien.
Safari privatif : organisé uniquement pour le ou les demandeurs, sans participants externes
Safari privé : voyage privé par opposition aux voyages de groupe, groupe plus ou moins fourni, des 4 à 6 occupants d’un 4x4 à la trentaine véhiculée en camion…

Savane : étendue herbeuse de graminées avec de rares arbres.

Savanna :  marque de cidre très répandue en Afrique australe qui remplace avantageusement la bière pour ceux qui n'aiment pas. Ajouté par Muriel18, merci à elle !

Shangaan : ethnie sud-africaine réputée pour ses qualités de pisteur..

Spotter : traqueur de faune sauvage, soit embarqué (…) dans le 4x4, soit posté aux endroits stratégiques et communiquant alors par mobile (vive le progrès des communications qui permet à vingt-douze autres véhicules de partager notre léopard).

Sundowner : Apéritif pris dans la savane en admirant le coucher du soleil. Meilleur moment du safari pour certains, remède efficace en cas de safari infructueux pour d'autres... 
(Note du Ministère de la Santé : À consommer avec modération). Ajouté parAttila, merci à elle!
Note à  moi : nous n'avons observé - et pratiqué avec grand plaisir - le sundowner qu'au Botswana, pendant le safari du soir, sur le capot du 4x4 avec gin-tonics, amuse-gueules variés et délicieux. Une pratique qui serai bien venue à l'Est de l'Afrique !

Swahili : le swahili, ou plus correctement kiswahili, est la langue par excellence du safari, si l’on considère que safari est le mot swahili pour voyage ! Mais même si, à partir de son foyer initial, les côtes du Kenya et de la Tanzanie, le kiswahili est en progression, notamment en Ouganda, Rwanda, Congo, Burundi, c'est essentiellement la langue véhiculaire de l’Afrique de l’Est. Et l'on peut donc faire d’excellents safaris dans bien d’autres pays où l’on ne parle pas swahili, mais tswana (Botswana),  zoulou, sotho, xhosa, tswana ou autre (Afrique du Sud), shona (Zimbabwe), ouolof (Sénégal), etc. Notre lexique kiswahili est ici, et nulle part ailleurs.

TATOorganisation rassemblant des T.O. et agences de safari tanzaniens ayant rédigé et s'étant engagés à suivre une charte de services. Qui a dit que les promesses n'engageaient que ceux qui les écoutaient ? Bon, j'arrête le mauvais esprit, disons que, sauf exception, il vaut mieux contracter avec un membre de la Tato (de la Kato au Kenya), une condition que l'on dira nécessaire (aux quelques exceptions près) mais pas forcément suffisante

Temps libre : temps perdu, comme dit ma blonde. Qu'il s'agisse d'une après-midi libre dans la brousse, d'une journée libre à Arusha (ville pas désagréable mais peu réputée pour ses attraits touristiques intrinsèques), voire dans certains cas d'une visite abusive de plantation, de marché ou de pseudo-village, toutes les astuces sont bonnes pour éviter de payer des fees (cf. supra). Et, subséquemment, nonobstant nos souhaits (OK, j'arrête le sabir à képi), réduire le temps passé en game-drive à la recherche et à l'observation de la faune.

Tented lodgecamp de tente d'une certaine importance

TOTour Operator, intermédiaire se chargeant d’organiser un voyage de A à Z : réservation moyens de transport, hébergements, guides. Ne prend parfois pas en charge les transports internationaux.

Trek : déplacement pédestre long et qui fait mal aux pieds (et aux poumons) mais du bien au cœur (et à la tête).

Véhicule privatif : véhicule réservé au donneur d’ordre. Cher si retenu à l'avance, possiblement moins cher si pris sur place, éventuellement gratuit si l'on est gentil (ou très embêtant pour ceux qui safarisent dans le même 4x4)... 

Voucher : attestation écrite remise par le TO confirmant la mise à disposition d'une chambre/tente/banda ou/et d'un repas ou d'un vol en avion-charter ou avion-taxi. Le voucher est, en principe, remis au prestataire qui le conserve pour se faire payer. Il peut arriver - l'Afrique est imprévisible, s'pas ? - que le voucher ne soit pas honoré, pour une raison x. D'où, quand c'est notre tête qui ne revient pas, l'expression bien connue "avoir une tête à voucher dehors". Désolé. 

Walking safari : safari à pied, la faune a tendance à avoir une distance de fuite plus grande, voire beaucoup plus grande qu’en game-drive, certes on voit moins mais différemment, c’est une expérience à mener au moins une fois, ne serait-ce que pour le folklore du ranger armé qui accompagne et donne à la promenade des allures de safari de chasse du siècle dernier.

Waterhole : point d'eau où, avec un peu de chance, de nombreux animaux viendront se désaltérer en votre présence. Ajouté par Michel85200, merci à lui !

Wild card : précieux sésame de couleur verte permettant l'accès illimité aux nombreux parcs sud africains affiliés à ce programme durant une année. 
Existe pour un solitaire, un duo de n'importe quelle nature ou une famille et est envoyée par voie postale contre le paiement d'une somme très modique si on la compare aux "Fees" exigés en Tanzanie, en Zambie et au Kenya. Ajouté par Attila, merci à elle !

Dans les parcs et réserves :

Mikumi NP

Mikumi NP Tanzanie

Mikumi

Avec 3230 km², Mikumi, érigé en parc national en 1964 est le cinquième parc de Tanzanie en taille, juste un peu moins grand que Mkomazi. Il est adjacent au sud et à l'est à la partie de la réserve du Selous interdite à la chasse. Situé à moins de 300 km et moins de quatre heures de route de Dar Es Salam, Mikumi NP est le plus fréquenté des parcs du sud tanzanien.

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Selous GR

Selous Game Reserve

Plus grand que la Suisse avec 54 600 km², deux fois plus grand que le Danemark, le Selous Game Reserve, la Réserve de gibier du Selous (je préfèrerais le terme de Réserve de faune du Selous mais c'est souvent traduit en français par Réserve de chasse du Selous...) doit son nom à Frederick Courteney Selous (31.12.1851-04.01.1917), chasseur et guide réputé, héros britannique tué au Tanganyika pendant la Grande Guerre.

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Ngorongoro Conservation Area et cratère

Cratere du ngorongoro tanzanieNgorongoro

Quand on parle du Ngorongoro, c'est généralement au cratère que l'on pense. Le cratère du Ngorongoro est le diamant ou plutôt l'émeraude de la Tanzanie. Avec plus de 400 000 visiteurs par an, c'est la première des trois destinations touristiques naturelles les plus fréquentées du pays, les deux autres étant le Serengeti et le Kilimandjaro. Il est le point culminant (si j'ose dire...) de l'Aire de conservation du Ngorongoro, Ngorongoro Conservation Area.

Présentation de l'aire de conservation du Ngorongoro (Ngorongoro Conservation Area)

L'aire de conservation du Ngorongoro, NCA, couvre 8292 km2 (ou 8288, c'est selon...) et le cratère 304 km2 . Les points d'intérêt, autres que le cratère, les plus fréquentés, sont les gorges d'Olduvai et la région de Ndutu. La NCA est partie prenante des 30 000 kmde l'écosystème du Serengeti.

L'aire de conservation du Ngorongoro a son joyau, le cratère, classé au Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1979 (et non 1978 comme indiqué par l'ambassade de Tanzanie).

Carte de l'Aire de conservation du Ngorongoro (NCA)

Incorporée auparavant au Serengeti, la N.C.A. a été créée en 1959 pour préserver à la fois la faune sauvage (et la flore) et - en principe... - les intérêts des autochtones dont toutes les activités et même la présence sont habituellement interdites dans les parcs nationaux. Des conflits étaient nés de ce fait entre l'administration des parcs et les Masaïs qui n'acceptaient pas d'être exclus de leurs territoires traditionnels de transhumance et d'habitation. La "Ngorongoro Conservation Area Ordinance" de 1975 indique que les objectifs de l'aire de conservation sont les suivants : conservation et développement des ressources naturelles de l'aire, promotion du tourisme et sauvegarde et promotion des intérêts des Masaïs. L'agriculture a été interdite en 1976 comme non compatible avec la protection de la faune sauvage. Les accords rendent environ les trois quarts de la superficie totale accessibles aux Masaïs et à leurs grands troupeaux de bovins et moutons. Ils ont même le droit d'abreuver pendant la journée leurs troupeaux dans le cratère, mais ne doivent (théoriquement) pas les y faire pâturer.

La zone de conservation comprend au nord-est une chaîne volcanique dont le cratère bien connu du Ngorongoro, mais aussi, à plus de 3000 m d'altitude, les cratères d'Olmoti et d'Empakai et le volcan sacré des Masaïs, Ol Doinyo Lengai. Les hauteurs sont couvertes d'une forêt humide d'altitude, le nord-ouest du parc vers Ndutu est constitué d'une savane semblable à celle du Serengeti. La NCA fait d'ailleurs partie intégrante de l'écosystème du Sernegeti. 

NCA 1cliquer sur l'image pour l'agrandir

Les gorges d'Olduvai et Laetoli ont livré des fossiles d'hominidés et de préhominiens, elles ont été fouillées par Louis Leakey et sa femme Mary. Le musée sur place est à visiter, bien qu'assez pauvre (il ne renferme que des copies, les originaux sont au musée de Dar), mais la buvette à côté est abondamment fréquentée par la gent ailée des passereaux et autres estrildidés et vaudrait le détour à elle seule si le panorama offert par la gorge d'Olduvai ne le valait pas déjà à lui seul... Pour autant, nous ne conseillons pas de consacrer plus d'une heure à la visite, contrairement à ce que proposent de nombreuses agences, peut-être, qui sait, désireuses d'économiser carburant et voiture.

On a vu que les Masaïs ont conservé un droit de pacage pour leurs troupeaux dans la zone, sauf dans le cratère, où ils gardent seulement le droit d'abreuver leurs troupeaux pendant la journée. Bon, il est évident qu'un petit coup de dent sur un brin d'herbe bien appétissant, ça peut arriver, mais les rangers veillent sans trop d'aménité à ce que cela ne dégénère (?) pas en véritable pacage, il y a pour cela beaucoup moins de laxisme que chez le grand voisin du nord, mais ici les rangers ne sont généralement pas Masais, ceici peut expliquer cela... On entend donc le matin, de l'hôtel Serena, les bêtes descendre au son de leurs sonnailles, ce qui ferait très suisse si elles n'étaient accompagnées des sifflements et des chants des petits pâtres Masaïs. 

Cratère du NgorongoroCratère du Ngorongoro

photos du cratère prises à l'emplacement de la tombe-monument érigé au bord du cratère en hommage au Docteur Bernhard Grzimek  et à son fils Michael

Les Grzimek

Bernhard et Michael Grzimek sont des figures marquantes du Sernegeti et du Ngorongoro. Le père, le DBernhard Grzimek (1909-1987), était un confrère vétérinaire allemand qui fut le directeur du zoo de Francfort (Zoolozische Gesellschaft Frankfurt) et qui eut en Allemagne une émission télévisée animalière à succès, c'était une sorte de Cousteau, en plus scientifique cependant. Le 10 janvier 1959 Michael, son second fils, est mort à 24 ans aux commandes de son avion de brousse, heurté par un vautour. Le DGrzimek est considéré comme le sauveur du Serengeti, car il a réalisé avec son fils un film documentaire, " Le Serengeti ne doit pas mourir " (Serengeti darf nicht sterben) qui a obtenu l'Oscar du film documentaire en 1960 et qui a contribué à une prise de conscience internationale de l'importance de la préservation de cet écosystème africain unique au monde.

affiche du film Der Serengeti darf nicht sterbenNgorongoro monument au Dr Grzimek
L'affiche du film, avec le portrait des deux Grzimek et l'avion du fis en arrière-planTombe de Michael Grzimek, avec l'inscription " He gave all he possessed including his life for the wild animals of Africa "

Zoo or not zoo, that is the question ?

On a parfois comparé le cratère du Ngorongoro à un gigantesque parc animalier, voire à un zoo, ce qui est très injuste. Et ni très malin, ni très pertinent. Quels zoos, quels parcs couvrent près de 30 000 hectares, sans cages, sans barrières autres que celles naturelles que sont les bords du cratère, sans nourrissage ? La densité animale est certes des plus élevées au monde mais la variété des espèces est bien supérieure à celle de n'importe quel parc, zoo ou assimilé. 

Quand visiter ?

Il pleut de novembre à mai, comme dans tout le nord de la Tanzanie, avec une petite accalmie souvent en janvier-février, mais le Ngorongoro reste visitable en toute saison, les pluies sont importantes en précipitations, mais généralement courtes, seul est rendu difficile l'accès à certains endroits, notamment les bords du lac Magadi avec ses flamants nains et ses flamants roses. Une journée entière, en fait deux demi-journées sont conseillées par votre serviteur, pas par ma blonde un peu rebutée par une fréquentation qu'elle trouve par moments (et surtout par endroits) excessive. La faune du cratère est sédentaire et donc constante toute l'année, excepté, of course, ceux des oiseaux migrateurs qui ne sont présents qu'en hiver. La fréquentation est un peu moindre en avril-mai, du fait de la moindre densité de touristes en saison des pluies, alors que la flore du cratère est la plus belle. Elle est maximale en juillet-août. Le cratère reçoit 450 000 visiteurs par an !

Formalités, droits d'entrée

Véhicule 4x4 obligatoire (donc pas de minibus non 4x4) pour descendre dans le cratère, interdiction stricte de quitter les pistes (rangers omniprésents), quitter obligatoirement le cratère avant 18 heures. L'accompagnement par un guide autorisé est également obligatoire, en théorie du moins. De nombreuses pistes sont réservées aux rangers (ou aux VIP qu'ils guident), notamment celles qui permettraient d'approcher au mieux les rhinocéros noirs... Les droits d'entrée ("fees") dans le cratère du Ngorongoro ont été fortement augmentés pour les véhicules, ils sont passés de 25 à 100 US$ en 2006 puis à 150 $ (4x4 "commerciaux" ou étrangers de plus de 2000 kg)afin d'inciter les touristes (les tours opérateurs en fait) à se regrouper, officiellement pour limiter ainsi les dégradations causées par les véhicules. Les non tanzaniens doivent payer en plus 50 $ US par personne (10 $ de 5 à 16 ans et gratuité en dessous de 5 ans). La visite du cratère est (théoriquement) limitée à une demi-journée de six heures. Il faut se rappeler que le cratère accueille en huit jours plus de visiteurs que le Selous en un an !

Tableau complet des "Fees" 2013


Que voir ? Nos conseils

La densité et la diversité de la vie animale sont d'autant mieux ressenties que la faune du cratère est la moins farouche de Tanzanie, habituée qu'elle est dès son plus jeune âge au ballet continu des 4x4. On retrouve donc des conditions d'observation analogues à celle du Kenya.

La densité de la faune de mammifères grands et moyens est unique au monde, plus de 100 au km², en tout 30 000 têtes réparties en 55 espèces pour 270 km². Près de la moitié de cette faune est constituée de gnous (7000) et de zèbres (4000), qui ne participent pas à la grande migration des gnous contrairement à leurs congénères hors cratère. On trouve aussi d'autres herbivores (ou phyllophages selon affinités) : élands du Cap (3000), buffles (4000), évidemment antilopes de Grant et de Thomson, bubales, dik-diks. Leur présence est synonyme de bombance pour une foule de prédateurs, lions, léopards, guépards, hyènes, chacals sont présents. Nous n'oublierons pas les otocyons qui sont plus visibles dans la journée que d'autres insectivores ou omnivores nocturnes comme le ratel, le protèle. Une trentaine d'éléphants sont présents dans le cratère, ce sont tous des mâles adultes. Il n'y a pas d'impalas ni de girafes dans le cratère.

Les oiseaux sont aussi présents à longueur d'année. Flamants nains et Flamants roses sur le lac Magadi, cigognes, hérons divers, spatules et pélicans dans les points d'eau comme l'Hippo Pool, guêpiers, rolliers, alouettes, sur les buissons et arbustes. Les rapaces et les charognards comme vautours et marabouts sont représentés en nombre, prédateurs obligent.

Premier conseil :

Choisir le matin plutôt que l'après-midi si l'on n'a droit qu'à une demi-journée et être en ce cas très matinal, se présenter au poste de contrôle dès l'ouverture à 6 H 30. Pour les très matinaux, il est pratiquement toujours possible de voir les hippos qui reviennent de leurs pérégrinations nocturnes terrestres et nourricières et qui se jettent délicatement à l'eau pour y passer agréablement les heures chaudes. La brume peut gâcher un peu le paysage, elle est plus fréquente en été mais peut être là aussi en hiver, la nature est imprévisible (et l'Afrique encore plus, dirait mon ami Alain, alias Puma).

C'est aussi de bon matin que l'on aura le plus de chance de voir les repas de chasse (moins arrosés que chez nous) de lions ou comme ci-dessous de hyènes. 

Et la fréquentation les deux premières heures bénéficie de l'absence des lève-tard que sont souvent nos amis américains un peu âgés ou blasés. Et aussi de l'absence de ceux qui ne sont pas logés au bord du cratère près des deux routes de descente, Seneto à l'ouest, côté Serena, Crater Lodge ou Lemala à l'est, côté Sopa. A noter que Seneto est à sens unique, la remontée côté Serena se fait par une autre piste, Lerai, également à sens unique (théoriquement ! Prudent, le site du NC conseille "beware of occasional descending vehicles"). Lemala est à double sens, la descente par Lemala est un peu plus longue.

Autre conseil :

Si, comme nous, les concentrations de véhicules vous indisposent, même si elles peuvent être le signe de grands félins, léopard, lions ou guépards (il y a des guépards dans le Ngorongoro, n'en déplaise au Petit Futé, page 187 de l'édition 2000), chercher la tranquillité sur le plateau (« la table ronde ») au Nord-Ouest, nous y avons été seuls à profiter de la vue (volontairement d'assez loin) d'une famille de guépards, les contreforts nord sont souvent moins fréquentés par les bipèdes s'ils sont riches en élands, buffles, lions, zèbres et gnous, pour ne pas parler des oiseaux tous plus intéressants les uns que les autres (guêpiers, ombrettes, alouettes, rapaces, cigognes diverses).

Je rappelle que les éléphants que l'on voit (facilement) dans le cratère sont exclusivement des mâles adultes, les femelles et les jeunes ne seraient pas assez costauds pour franchir l'obstacle des parois abruptes (on se rappelle qu'il y a plus de 600 m de dénivelée). On les voit généralement d'assez loin.

Faune à voir

Les lions ont déjà été atteints par la maladie de Carré, on vaccinerait maintenant les chiens de troupeaux des Masaï pour éviter qu'ils contaminent le roi des animaux... Ils sont actuellement assez nombreux, une soixantaine, pour faire partie du tableau de chasse normal du safariste ngorongoronien. Guépards et léopards sont plus difficilement observables, il y faut un peu de chance. Enfin, pour voir un serval dans de bonnes conditions, il faut beaucoup de chance, leur biotope dans les hautes herbes les rend très durs à bien voir (nous en avons vu quatre la même journée, mais une seule fois en 6 visites du cratère). Un passage à Hippo Pool est un must, c'est là que nous avons vu de plus près un serval, et aussi les hippopotames sont accompagnés d'une faune avicole aquatique très riche. Nous y avons aussi vu un éléphant qui venait s'abreuver, un serval en chasse, des grues couronnées.

Le Ngorongoro est le dernier endroit de Tanzanie où l'on est assuré de voir des rhinocéros noirs (Diceros bicornis), malheureusement parfois d'assez loin, d'autant que leurs endroits de prédilection sont de plus en plus protégés, ces grands timides ont en effet besoin de calme et de sérénité pour assurer la perpétuation de l'espèce et, sauf coup de chance, leur observation de près est réservée aux VIP en Lexus, et 4x4 Mercedes ou autres BMW escortées des plus rustiques Toyota des rangers... Ils étaient 26 en 2010, étroitement surveillés pour les protéger de l'avidité des braconniers qui les tuent pour vendre leurs cornes. Elles se vendent au prix de l'or et même plus cher encore. Elles servent de base à des préparations prétendument aphrodisiaques dans la médecine traditionnelle chinoise. Prétendument, car elles ne sont constituées que de kératine, la protéine des poils, cheveux, griffes et ongles. Les cornes ont aussi été utilisées pour la fabrication des manches de poignard des riches yéménites. 

Où loger ?

Il n'y a évidemment aucun lodge, hôtel ou camping dans le cratère du Ngorongoro. Les lodges sont situés sur les rebords de celui-ci, donc en altitude, vers 2600 m, d'où des nuits fraîches et des feux dans la cheminée même en plein été austral (= janvier-février-mars). Une petite laine peut être la bienvenue...

Côté ouest, le Crater Lodge est, paraît-il, une expérience inoubliable et à ne pas manquer. Une citation du voyagiste Vie sauvage :

Chaque chambre est construite sous forme de case africaine sur pilotis avec vue sur le cratère. Le décor y est sublime et est un mélange réussi d'art baroque et d'art traditionnel africain : lustres en cristal, lourdes portes sculptées de style zanzibarite, superbe baignoire, et bouquets de roses.

ngoro vue

Cratère du Ngorongoro, vue du Crater Lodge

Pour ceux du moins que l'altitude du lodge (2375 m) et de ses tarifs (320 à 740 U $ par nuit et par personne) n'effraie pas. Nous n'en sommes pas et avons donc été privés des fameuses salles de bains avec vue sur le cratère et de son emplacement imprenable, le meilleur sur le cratère, ce qui est bien la moindre des choses au vu de son nom ! Sans doute le lodge le plus luxueux de toute la Tanzanie, voire de toute l'Afrique de l'Est !

Nous avons logé au Ngorongoro Serena Lodge (une dizaine de nuits sur plusieurs années), situé à l'ouest du cratère, et en 2004 au Ngorongoro Sopa Lodge (2 nuits seulement) à l'est du cratère, sur la Lemaha Hill.

Ce sont des lodges de même standing bien plus abordables (quand même 150 à 200 US $ environ par nuit et par personne), nous avons préféré les luxueux bungalows du Sopa aux chambres du Serena, situées chaque année plus loin si possible au bout de coursives interminables. Certaines chambres du Serena ont de plus leur vue gâchée par la végétation, il vaut mieux choisir les chambres des étages du haut et pas trop au bout. Les deux lodges ont des boutiques bien achalandées pour souvenirs et livres mais aussi piles, lotions solaires, savon et autres impedimenta.

La route de descente du Sopa, à l'Est du cratère, Lemala Road, est plus longue mais elle est agréable, elle est située dans la forêt, elle sert aussi de route de remontée. La route de descente à partir du Serena, à l'ouest, la Seneto Descent Road, est très abrupte et spectaculaire, elle part de 2286 m d'altitude pour atteindre le fond du cratère 6 à 700 m plus bas. Il n'existe à l'ouest qu'une seule route de remontée, la « Lerai Descent », étroite, nous l'avons déjà parcourue un moment derrière un Monsieur éléphant qui ne se pressait pas trop...

Le cratère du Ngorongoro

Le premier explorateur européen du cratère fut un Autrichien en 1892. Comme son voisin le Serengeti, le cratère a fait l'objet à la fin des années 50 de toute la sollicitude du Dr Bernhardt Grzimek (se prononce Gimek), un vétérinaire allemand auteur du livre célèbre « Le Serengeti ne doit pas mourir », et de l'oscarisé documentaire du même nom. C'est lui qui a ouvert les yeux de l'opinion et des responsables et a conduit à la création du parc national du Serengeti et de l'aire de conservation du Ngorongoro, avec comme préalable la restriction drastique des déplacements et des droits des Masaïs

Le diamètre du cratère est de 16 à 19 km, sa surface de 264 km², son altitude de 1600 m au fond et de plus de 2200 m sur les bords.

Ngorongoro cratère 0558

 

Le point de vue de l'ambassade

Le Ngorongoro ne se résume pas au seul cratère. Le « Ngorongoro Conservation Area » est une réserve de 8 288 km2 embrassant les collines volcaniques entre les lacs Natron, Eyasi et Manyara, et s'étend au nord incluant une partie des plaines à l'est du Serengeti. Ce vaste ensemble ne porte pas le nom de parc national, car à la différence de leurs voisins, ici les Masaï sont autorisés à vivre en toute liberté.
Le cratère, ou plus exactement la caldeira, qui fait 20 km de diamètre est le second plus grand cratère du monde. La concentration d'animaux 'prisonniers' dans cette forteresse naturelle, donne une impression de paradis terrestre retrouvé.

Les rhinocéros, les lions (très nombreux), les éléphants, les buffles, les antilopes de toutes sortes... contribuent à rendre inoubliable une journée passée dans ce site. Meilleure période : toute l'année - pluies en avril (à partir d'Arusha, compter 4 heures de route ou 1 heure de vol en avion de tourisme. De Manyara, compter 2 heures de route).


 

Lion du Ngorongoro

Cliquer sur la carte de gauche pour l'agrandir

Nous avons effectué 5 safaris d'une journée entière (c'était avant la restriction -théorique ?- à 6 heures) dans le cratère du Ngorongoro. Nous n'avons jamais été déçus ou lassés de sillonner ce petit territoire (petit à l'échelle tanzanienne, of course) de seulement (sic) 270 km². Chaque visite a été extraordinaire, unique, inoubliable mais l'un de ces safaris a été plus extraordinaire, unique et inoubliable.

C'est ce safari du 6 février 2004 que je vais vous raconter, même si je sais bien que mes piètres efforts ne suffiront pas à transmettre la joie, le ravissement qui nous ont accompagnés toute la journée (à une demi-heure près, cf. infra). Kwaheri, Ngorongoro!

serena ngorongoro petit déjeuner
 Vendredi 6 février 2004
 

Lever à 6 heures, soleil un peu voilé. Petit déjeuner du Ngorongoro Serena Lodge excellent (avec ananas, crêpes et œufs au bacon !), comme toujours en Tanzanie. Un vrai régal pour les gourmands et toujours une qualité diététique (à condition de ne pas abuser des piments, mon péché gourmand) et hygiénique parfaite, la pharmacie digestive restera comme à chaque fois inutilisée...

Troupeau moutons au  ngorongoro
Nous enfourchons (si j'ose dire...) le Land cruiser Toyota et la route de descente. Nous sommes salués par l'alouette matinale et après quelques arrêts pour photographier un troupeau, le lever de soleil et différents oiseaux (un Montagu’s Harrier, un traquet, Anteater Chat) et un chacal doré nous atteignons une première piscine à hippo, flamants nains (et quelques roses) et autres zèbres, le bord du lac Magadi (ou Makat), lac alcalin près du centre du cratère, au sud-ouest.

Nous rencontrons une gazelle pas encore très bien réveillée. Un jeune zèbre broute son petit déjeuner dans le soleil levant. Nous sommes des (presque) habitués de l’endroit, c’est notre troisième visite du cratère, toujours guidé par Ally Mtumwa. Ally est non seulement le meilleur des chauffeurs-guides mais un ami comme l’on en compte peu. Et patatras ! Ally est appelé par radio : l’hôtel a reçu un e-mail, on ne peut nous le lire car il est en français, on l’envoie donc avec une voiture de touristes qui descend dans le cratère. Nous attendons donc une heure en ruminant de sombres pressentiments, incendie, maladie, voire pire ! Nous photographions les flamants nains, certes plus roses qu’à Ndutu mais sans grande conviction. La voiture du Serena arrive enfin, chargée de japonais et de notre message que le chauffeur nous remet. Ouf, trois fois ouf, c’est un mail de ma belle-mère pour nous annoncer que tout va bien et nous souhaiter une très bonne continuation, genre IL EST DEUX HEURES DU MATIN, DORMEZ EN PAIX, BRAVES GENS ! 
Nous apprendrons plus tard qu’il avait été posté la veille pour nous attendre à notre arrivée mais que pour d’obscures raisons de secrétariat, le courrier électronique n’avait été relevé qu’aujourd’hui au petit matin, mais quand même après notre départ dans le cratère, la scoumoune, quoi ! Ou un traitement de l’information à la mode de Tanzanie genre akuna matata, "ça ne fait rien" ! Ouf, ouf, ouf, allons à l’Hippo Pool mais ça sera trop tard pour voir les hippos se mettre à l’eau (ce sera pour un autre jour).

En chemin, rencontre avec un bubale de Coke, un curieux qui se retourne pour nous zieuter... Nous avons été dépassés par des minibus (4x4) de japonais qui s’étaient pourtant arrêtés longuement pour filmer un village masaï au bord du cratère. On renonce à l’Hippo Pool ? Non, les 4x4 présents ne restent pas longtemps, l’hippo ne fait pas partie du glorieux big five étiqueté pur beurre (lion, éléphant, buffle, rhinocéros, léopard) ni même de mon big five photo à moi que j’ai (les mêmes avec le guépard à la place du buffle et les oiseaux en plus ! ça fait six ? quand on aime, on ne compte pas et en plus je suis nul en anglais, alors !).

On s’installe tout au bord de la piscine hippopotamière, à Mandusi Swamp, et nous bénéficions du spectacle charmant de ces charmantes petites bêtes qui se roulent de bonheur, montrant leur joli petit ventre rose.

Avec parfois aussi des querelles courtes, mais violentes. C'est qu'il s’agit de faire respecter son territoire, surtout si l’on est une dame hippo accompagnée de son petit ! Par le toit ouvrant et par la fenêtre, les shoots se multiplient, vive le numérique (notre consommation moyenne était de 5 pellicules 36 poses par jour en argentique, et encore, je devrais dire ma consommation, car ma blonde ne prenait que des photos d’ambiance et de paysage avec son petit bijou de Leica Minilux). Il faut dire que l’endroit s’y prête, jugez-en : ibis, aigrettes, Hérons cendrés, un Héron mélanocéphale, des cigognes tantales, un pélican, deux jacanas , nous y avons déjà vu et y verrons des martins-pêcheurs (malachite). Pas de raton-laveur, mais qui sait pour une prochaine fois, inch'Allah...

Mais un éléphant s’approche au trot, il franchit des ruisseaux pour finalement aller se poster au bord d’une mare, il s’abreuve à grands coups de trompe, pour s’équilibrer et ne pas être entraîné vers l’eau, ou par délicatesse, l’équivalent du petit doigt en l’air, il soulève une patte arrière…Demi-tour : un serval ! le félin s’avance dans les herbes, il se dirige innocemment (en sifflotant ?) vers une grue couronnée, il la dépasse sans essayer de l’attaquer… Repu ? Trop grosse ? Trop loin ? Nous en verrons deux autres dans la journée, mais de beaucoup plus loin. Nous en avons vu un à Amboseli la même année, ce sera l'année des servals ! Nous quittons presque à regret la baignoire des mastodontes. Le temps s'est mis au grand beau

. 

Nous voyons un rhinocéros dans le lointain, puis bien plus près des lions, un mâle et deux femelles avec deux lionceaux. Nous photographions aussi une sentinelle à gorge rose, Rosy- breasted Longclaw. Ally veut nous conduire sur la "Table ronde" (Round Table ou Engitati Hill), un plateau au nord du cratère. Nous voyons un deuxième serval pendant la montée...
Sur la table ronde, nous avons rendez-vous avec une mère et ses quatre petits, spectacle à nous seuls réservé ! Nous les observons volontairement d'assez loin pendant (presque) une heure, sans être dérangés par quiconque. En redescendant, le troisième serval de la matinée ! Ally n'avait jamais vu 3 servals en un seul jour ! 

ibis aigrettes


En descendant de la "Table ronde", nous repérons le troisième serval de la journée ! Au tour d'une belle outarde, l'Outarde à ventre noir, Eupodotis melanogaster (Black-bellied Bustard). Nous repérons ensuite deux avocettes. Nous entrons dans la forêt de Lerai. C'est une forêt où domine l'arbre à fièvre, Acacia xanthophlea (Fever-tree ou Yellow-barked Acacia) facilement reconnaissable à son tronc jaune. Sa présence signale celle de moustiques transmetteurs de différentes maladies, dont le paludisme, principal fléau de l'Afrique avec le SIDA. Nous croisons d'abord un insolite rassemblement d'espèces : un cobe à croissant mâle, noblement couché tête levée et cornes en valeur, sa femelle couchée à l'ombre, un aréopage simiesque (des babouins) et un guib harnaché (une dame bushbuck, sans corne) en train de brouter sans peur près de nos cousins (les babouins ne dédaignent pas la chair fraîche et sont capables de tuer un herbivore pas trop gros, surtout s'il est jeune ou/et affaibli). Plus loin nous rencontrons une petite bande de vervets perchés.

Outarde

Nous nous arrêtons dans la forêt de Lerai pour pique-niquer. Dans le cratère du Ngorongoro, seuls deux endroits sont aménagés en aire de pique-nique avec point d'eau et toilettes (apporter son papier peut être souhaitable), l'un dans la forêt avec des singes qui ne rêvent que de voler votre nourriture, l'autre au bord d'un petit lac avec des milans qui ne rêvent que de voler votre nourriture. Il est interdit de descendre de voiture en tout autre lieu, comme dans la plupart des parcs de Tanzanie.

Les vervets sont très peu timides et mendient effrontément quand ils n'essaient pas de se servir eux-mêmes ! Comme pour tous les animaux dans les parcs et réserves il est interdit de les nourrir. Dans leur cas, c'est d'ailleurs dangereux, car ils peuvent mordre et le risque de contamination par le virus de la rage n'est pas exclu en cas de morsure.

Ally, prévoyant, a chargé table et chaises pliantes, et n'a surtout pas oublié le thermos de café, en fait d'eau très chaude, nous y rajouterons l'excellent café instantané tanzanien pour siroter notre drogue préférée. Le pique-nique du Seronera est plutôt entre médiocre et passable comme le sont le plus souvent les pique-niques des lodges, d'après notre expérience, seuls les pique-niques des camps sont de qualité entre très acceptable et excellente. Même médiocre, notre repas attire la convoitise de nos cousins simiens ! Ils sont moins voleurs que les milans qui dérobent dans les mains des touristes imprudents sandwiches et biscuits, au risque de les blesser. Seule parade contre les milans, manger ou dans la voiture, ou à l'abri de la portière ouverte, ce qui décourage leurs vols (ô combien) en piqué (ô combien). Pour les vervets, il suffit de ne pas laisser la nourriture sans surveillance et de gronder les plus hardis, une sinécure ! c'est vrai qu'il est dur de résister, ils sont tellement mignons ! Disons qu'au moment de jeter les déchets, un morceau de gâteau sera malencontreusement tombé à terre, et glissons.

En sortant de la forêt, nous rencontrons un grand mâle solitaire aux défenses impressionnantes. Le cratère ne reçoit que des mâles, pas de dames Babar ni de totos (enfants, jeunes en swahili) éléphants, les pentes sont trop rudes pour eux et le territoire (270 malheureux km² !) est d'ailleurs trop limité pour bien nourrir la famille matriarcale de dix à vingt trompes qui est la règle chez nos pachydermes préférés.

éléphant au Ngorongoro

Pour atteindre la remontée, nous passons par la forêt de Lerai et ses arbres à fièvre à l'écorce bien jaune. 

Kenya Masai Mara

Masai-Mara est un lieu mythique, le rendez-vous des gnous et des stars de la photo et du film animaliers... Des millions de gnous (en fait de un à deux millions migrent, mais tous ne passent pas par Masai Mara). Et des dizaines, voire des centaines de milliers de touristes... Mais même si Masai Mara est très fréquenté en haute saison (de juin à octobre), avec un bon chauffeur, on peut toujours dégoter un coin à la fois tranquille et intéressant !

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Saadani NP

saadani national park tanapa Tanzanie

Saadani

Saadani est un parc de 1062 km² en bordure de l'océan indien, à environ 100 km au nord de Dar-es-Salam, en face de Zanzibar. Saadani a été érigé en parc national seulement en 2002 (d'après TANAPA, mais en 2005 d'après le site de Saadani Lodge). Il s'agissait déjà auparavant d'une réserve naturelle mais qui faisait deux fois moins de surface et qui avait pas mal souffert du braconnage, notamment dans les années 1990.

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Kitulo NP

KITULO NP TANZANIEKitulo

Le parc national du plateau de Kitulo est situé à proximité de la rive orientale du Lac Malawi (que les Tanzaniens nomment lac Nyasa...). Les populations locales qui l'ont appelé "Bustani ya Mungu", le Jardin de Dieu, et les botanistes qui le surnomment le "Serengeti des fleursdonnent une idée de l'intérêt principal du parc, sa flore.

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Serengeti et protection de la faune

serengeti-kopjesAires protégées Le Serengeti, un cas d'école pour la conservation de la faune sauvage

Alain Zecchini Semaine vétérinaire N° 1252 du 13.01.2007 Article original de R. Hillborn et coll. « Effective enforcement in a conservation area » Science 24.11.2006

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Katavi NP

katavi national park tanzanieKatavi

Katavi est le troisième parc de Tanzanie en superficie avec 4471 km², derrière Ruaha et le Serengeti, mais son écosystème est aussi grand que celui du Serengeti avec plus de 20 000 km2 en y incluant la Rukwa Game Reserve, la Luafi Game Reserve, etc. Mais la plus grande différence, c'est que Katavi reçoit moins de visiteurs en un an que le Serengeti en un jour ! Katavi est le secret le mieux gardé du monde du safari, dit-on...

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Mkomazi NP

mkomazi piste tanzanie

Mkomazi National Park

Le parc national de Mkomazi occupe plus de 3234 km², quatrième parc de Tanzanie par la surface, et est situé sur la frontière avec le Kenya, bordant le sud du Tsavo Est. Il fait d'ailleurs partie de l'écosystème semi-aride du Tsavo. Le climat y est sec et aride, car les nuages venant de l'océan sont stoppés par les montagnes d'Usumbara à l'est. Il y fait chaud et la poussière y est reine en saison sèche.

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Parcs du Sud & Selous

parcs nationaux sud tanzanieParcs du Sud tanzanien

Les parcs du sud de la Tanzanie (et le Selous Game Reserve) sont souvent négligés, au moins pour un premier safari tanzanien. Bien à tort, car ils ne sont pas sans attrait touristique et faunistique. On peut notamment y trouver des espèces absentes ou rarement vues dans le nord comme lycaons, antilopes rouannes, antilopes sable... Et surtout, surtout, ces parcs du sud de la Tanzanie sont beaucoup moins "encombrés" que leurs homologues du nord.

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Rubondo NP

RUBONDO island np TANZANIERubondo

Le parc national de l'Ile de Rubondo, Rubondo Island National Park, est situé au sud-ouest du lac Victoria dans le golfe Emin Pasha. Créé en 1977 grâce à notre confrère vétérinaire le Dr Bernard Grzimek, qui ne s'est pas contenté de sauver Serengeti et Ngorongoro, c'est bien "plus qu'un paradis aquatique" pour les perches du Nil et autres loutres mangeuses de tilapias, c'est aussi le repaire des guibs harnachés, des sitatungas et d'une foule d'oiseaux.

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Ruaha NP

 

Ruaha National Park TanzanieRuaha National Park

Le parc national de Ruaha a d'abord été une réserve de gibier, la réserve de Saba créée en 1910 puis un Parc national en 1964. Ruaha a longtemps été le deuxième parc national de Tanzanie en superficie, juste derrière le Serengeti. Le projet d'extension du Grand Ruaha était évoqué de longue date, mais il n'a été achevé qu'il y a peu, le propulsant au premier rang.

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Manyara NP

MANYARA NATIONAL PARK TANZANIEManyara

Le parc national du lac Manyara présente l'avantage d'être près d'Arusha et comme sa superficie est relativement réduite (330 km²), on peut n'y passer qu'une demi-journée en arrivant d'Arusha ou en repartant. Mais on peut aussi y trouver de quoi y passer des journées entières. Le parc est organisé comme une large rive forestière du Lac Manyara. Ce lac en occupe une grande partie, presque les deux tiers quand il est au plus haut.

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Udzungwa NP

UDZUNGWA NATIONAL PARK TANZANIEUdzungwa

Le Parc national des Montagnes d'Udzungwa, Udzungwa Mountains National Park, est un grand parc (1990 km²) qui peut être visité en allant du parc de Mikumi à Ruaha. Il est situé dans la montagne la plus haute des douze qui composent l'Arc montagneux de l'Est, qui est parfois surnommé "les Galapagos africaines" en raison de la richesse de sa flore et de sa faune.

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Gombe NP

Gombe chimpanzéGombe

Le parc national des torrents de Gombe est le plus petit parc tanzanien avec seulement 56 km² mais est mondialement connu grâce à Jane Goodall et à son institut, et à ses amis chimpanzés qu'elle étudie depuis plus de quarante ans.

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