éléphants à Ruaha

Sécurité et safari

Sécurité en safari

Puma, mon ami du forum du Routard, qui est un sage a l'habitude de rappeler que "L'Afrique est imprévisible". Le risque zéro n'existe donc pas. Pour autant le tourisme de safari en Tanzanie reste une activité sans grand risque si l'on respecte certaines précautions élémentaires. Peu de risque donc mais... Mais le risque nul n'existe pas..

En ville  :

Il y a un danger faible pendant les trajets, toujours à effectuer de jour. Les attaques par des coupeurs de route n'existent pas de jour dans les régions fréquentées par les touristes. Mais les accidents de circulation sont fréquents.
En ville il y a un risque de vol à l'arrêt quand la voiture est à un feu ou bloquée dans un embouteillage, il est donc recommandé de laisser les fenêtres du véhicule fermées en ville.
Dans les villes, en plein jour et en s'abstenant d'étaler une richesse facilement transférable (collier en or, montre du même métal, sac à main tentateur, iPhone dernier cri) le risque est minimal, quasi nul. En ville, sans verser dans la paranoïa, une pochette portée sous la chemise paraît une solution raisonnable. Et les principes de sécurité des biens sont ceux que l'on pourrait avoir un peu partout en Sicile et dans beaucoup d'endroits de notre douce France.

Les risques d'attentats ne sont pas nuls, ils semblent plus importants au Kenya qu'en Tanzanie. Les attentats visent les grandes villes ou les villes très touristiques de la côte. Tous les lieux où les occidentaux sont concentrés en grand nombre sont des cibles potentielles, comme centres commerciaux, réceptions d'hôtel, ambassades. Les aéroports, eux, font l'objet de mesures de sécurité très strictes.On peut penser qu'Arusha, Moshi, ne sont pas des cibles prioritaires, au contraire de Nairobi, Mombasa, Dar-Es-Salam (où le dernier attentat remonte à 1998).

Les périodes électorales peuvent aussi donner lieu à des incidents, voire à des émeutes, là aussi plus couramment au Kenya mais la région de Dar-Es-Salam et Zanzibar ne sont pas toujours indemnes de prurit électoral.

Dans les hébergements des parcs :

Pour parler du risque le moins grave, celui du vol, c'est rare dans les camps isolés mais pas impossible. Il faut éviter de mettre à l'épreuve l'honnêteté d'un membre du personnel qui verrait dans notre "argent de poche" de quoi nourrir sa famille pendant un an. Donc argent caché ou dans le coffre s'il y en a un, papiers d'identité et billets aussi. Une photocopie des papiers d'identité n'est pas inutile, ainsi que leur copie sur l'Internet, iCloud, SkyDrive ou, mon préféré, Dropbox. 

Plus grave, des attaques par des bandes armées se sont déjà produites, moins qu'au Kenya certes, mais... Il y a eu des attaques d'hôtels isolés à Zanzibar il y a quelques années. Le risque est faible. Plus récemment en 2012, un camp en bordure est du Serengeti a subi un raid de bandits qui ont tué un employé tanzanien et un touriste. La sécurité est plus assurée à l'intérieur des parcs qu'à l'extérieur, c'est une évidence. L'accès à l'intérieur des parcs se fait par des portes, qui pour certains parcs sont presque des points de passage obligés à moins de faire du hors-piste. Les rangers patrouillent et surveillent les véhicules pour lutter contre le braconnage, ils sont armés de fusils d'assaut et sont réputés avoir la gâchette sensible... Tout véhicule sans touristes blancs ou n'appartenant pas à un camp ou un TO connu est donc suspect et à contrôler. La circulation dans les parcs est interdite de nuit et il n'est pas facile de rouler sans bruit et tous feux éteints. Certains lodges n'ont qu'une piste d'accès, facilement bloquable, qui ne permettrait pas de fuir sûrement après attaque. Enfin, l'accès à certains lodges se fait de l'extérieur préférentiellement par leur piste d'atterrissage car la liaison par la route est longue et difficile. Donc les lodges implantés au centre des parcs offrent une sécurité meilleure à leurs hôtes, même si elle n'est pas absolue.

Pour une sécurité maximale, je recommanderais plutôt les lodges et camps à l'intérieur des parcs. Et bien sûr de ne pas sortir de sa tente la nuit sans la présence d'un askari (gardien, un Masai souvent dans le nord) que l'on peut appeler d'un coup de sifflet.

Animaux sauvages, grande faune, insectes et tiques :

Il y a plusieurs types de risques :

risques d'envenimation, quand on n'est pas en voiture, par scorpions, scolopendres, araignées, serpents. Risque très faible mais non nul. Risque aussi avec les abeilles tueuses si l'on choisit mal son endroit de pique-nique;

risques en voiture avec les grands herbivores : les éléphants (surtout les mères avec leurs petits), les buffles (risque exceptionnel mais non nul) et les hippos (quand on se trouve sur une piste étroite entre eux et l'eau);

risques d'agression par des prédateurs ou d'être agressé par des herbivores (éléphants, buffles, hippopotames) lors des walking safaris et dans les camps : risque très faible, mais pas 100 % nul.

Les walking safaris sont accompagnés de rangers armés et le réflexe de la faune est plus de fuir que de se rapprocher, maintenant dans des fourrés où l'on désire s'isoler pour des raisons naturelles peut se trouver un (ou plusieurs) lion(nes) faisant la sieste...

La nuit dans les camps et lodges, il est recommandé de ne se déplacer qu'accompagné d'un askari (gardien)n un sifflet ou une corne de brume sont souvent disponibles dans les tentes ou bandas pour appeler si besoin. Le risque par prédateur existe aussi dans les camps. Un enfant a été tué par un léopard il y a quelques années au Tarangire Tented Camp) mais est très faible. La direction du camp en a été jugée responsable à la suite du procès intenté pour un accident mortel par la famille (française). Leur jeune enfant avait été tué par un léopard attiré par les cuisines dont la présence était connue de la direction et même encouragée. Donc, prudence, ce drame épouvantable nous rappelle que le danger existe même à quelques dizaines de mètres des endroits fréquentés.

risques réels avec les moustiques (paludisme), risques beaucoup plus importants dans les agglomérations que dans les parcs (mais non nuls dans les parcs, peu de sujets porteurs, mais il peut y en avoir parmi les chauffeurs, le personnel des hébergements). Les tiques peuvent aussi transmettre des maladies comme les arboviroses

Bien sûr, les consignes de sécurité applicables dans les parcs et réserves doivent être scrupuleusement respectées : ne pas descendre de voiture en présence d'animaux, même aussi mignons et apparemment amicaux que des guépards, ne pas descendre sans avoir demandé au chauffeur si l'on pouvait le faire, ne pas s'éloigner du véhicule, ne pas donner à manger aux animaux, notamment aux singes (risque de morsure important). Les chiens errants à proximité des parcs peuvent aussi être responsables de morsure alors que certains sont porteurs du virus de la rage.

Les managers des camps donnent aussi des consignes de sécurité adaptées à leur camp. Ils signalent, entre autres, que la nuit, il ne faut ne pas sortir de sa tente sans être accompagné d'un askari (gardien), généralement un masai avec sa lance, que l'on appelle avec sa lampe ou avec le sifflet ad hoc mis à disposition dans la tente.

En résumé, hors des villes, le risque est minimal, quasi nul mais pas nul, et le risque par la faune est très faible mais beaucoup plus important que celui que présentent nos congénères. L'ambassade de Tanzanie donnait naguère sur son site des conseils en anglais, dont voici la traduction plus ou moins littérale :

Sécurité

Dans les villes, tenez compte de ce qui suit :

Ne marchez pas seul dans des secteurs apparemment déserts, particulièrement dans et autour des villes. Il est préférable et habituellement plus agréable de marcher avec de la compagnie ou en groupe. Ne portez pas de grandes sommes de cash dans votre portefeuille, votre poche, et n'exhibez pas de bijoux chers. Prenez en compte la possibilité de pickpockets et d'arracheurs de sac dans les secteurs fréquentés. Faites des photocopies des premières pages de votre passeport, des billets d'avion et des autres documents de voyage importants. Gardez-les séparés des originaux. Ne laissez pas d'argent ou d'objets de valeur dans une chambre d'hôtel. La plupart des hôtels offrent l'usage d'un coffre. Assurez-vous avant votre départ que vous disposez d'une assurance adaptée.

Dans les secteurs de faune :

Bien que quelques animaux se soient habitués à la présence des humains, rappelez-vous toujours qu'ils restent des animaux sauvages. Gardez vos distances. Il est illégal de nourrir quelque animal que ce soit, de faire un bruit excessif pour attirer leur attention, ou de sortir pour des photographies plus rapprochées des routes indiquées. Ne sortez jamais de votre véhicule excepté aux points indiqués. Quand vous quittez votre chambre ou votre tente, pulvérisez-les avec un insecticide et fermez-en toutes les fenêtres et ouvertures.

NB : Il n'est jamais inutile de consulter le site du ministère français des Affaires étrangères qui est certes un peu alarmiste, mais un homme averti n'en vaut-il pas deux ?

Maintenant, il faut relativiser. En France aussi, le risque zéro n'existe pas. On peut se faire car-jacker en banlieue, détrousser sur une aire d'autoroute, se faire arracher sac, smartphone, collier en or sur la voie publique ou dans les transports en commun, saucissonner dans sa maison. L'important en Afrique (en Amérique du Sud, en Asie, en France...) est de ne pas résister et d'abandonner ses biens matériels pour sauver le principal, sa peau.

Dans les parcs et réserves

Katavi NP

katavi national park tanzanieKatavi

Katavi est le troisième parc de Tanzanie en superficie avec 4471 km², derrière Ruaha et le Serengeti, mais son écosystème est aussi grand que celui du Serengeti avec plus de 20 000 km2 en y incluant la Rukwa Game Reserve, la Luafi Game Reserve, etc. Mais la plus grande différence, c'est que Katavi reçoit moins de visiteurs en un an que le Serengeti en un jour ! Katavi est le secret le mieux gardé du monde du safari, dit-on...

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Saadani NP

saadani national park tanapa Tanzanie

Saadani

Saadani est un parc de 1062 km² en bordure de l'océan indien, à environ 100 km au nord de Dar-es-Salam, en face de Zanzibar. Saadani a été érigé en parc national seulement en 2002 (d'après TANAPA, mais en 2005 d'après le site de Saadani Lodge). Il s'agissait déjà auparavant d'une réserve naturelle mais qui faisait deux fois moins de surface et qui avait pas mal souffert du braconnage, notamment dans les années 1990.

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Gombe NP

Gombe chimpanzéGombe

Le parc national des torrents de Gombe est le plus petit parc tanzanien avec seulement 56 km² mais est mondialement connu grâce à Jane Goodall et à son institut, et à ses amis chimpanzés qu'elle étudie depuis plus de quarante ans.

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Kilimanjaro NP

Kilimanjaro national park

Kilimanjaro ou Kilimandjaro

Le parc national du mont Kilimandjaro (avec un d avant le j en français, mais pas en anglais), Mount Kilimanjaro National Park, a une vocation trek et hiking bien plus que safari animalier. Plus haut sommet d'Afrique avec ses 5895 m, le Kilimandjaro est situé en Tanzanie, ce qui résulterait d'un cadeau fait au début du vingtième siècle par la Reine Victoria à son petit-fils le Kaiser Guillaume lors de la fixation de la frontière entre le Kenya, colonie anglaise, et le Tanganyika, colonie allemande, ancêtre de la Tanzanie.

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Mikumi NP

Mikumi NP Tanzanie

Mikumi

Avec 3230 km², Mikumi, érigé en parc national en 1964 est le cinquième parc de Tanzanie en taille, juste un peu moins grand que Mkomazi. Il est adjacent au sud et à l'est à la partie de la réserve du Selous interdite à la chasse. Situé à moins de 300 km et moins de quatre heures de route de Dar Es Salam, Mikumi NP est le plus fréquenté des parcs du sud tanzanien.

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