éléphants à Ruaha

tarangire npTarangire

Le parc national du Tarangire est proche d'Arusha, au sud de Manyara. Le trajet Arusha-Tarangire (ou vice-versa) peut se faire en 2 à 3 heures sans foncer (ce qui est le plus souvent impossible de toute façon car les 4x4 de safaris ont -théoriquement du moins- un moteur bridé à 80 km/h). 



album photo Tarangire 2004

Mesurant 120 km dans son axe nord-sud, le Tarangire NP est bordé de deux réserves, la zone de conservation de Lolkisale au nord-est et la réserve de Mkungunero au sud. Il est traversé par la rivière Tarangire qui lui a donné son nom et qui concentre sur ses rives et dans son lit une grande part de la vie animale du parc, même en dehors de la saison sèche.Le Tarangire est un parc assez peu fréquenté en janvier, février. Il est surtout visité en été (notre été, en fait l'hiver austral), quand la sécheresse attire vers les rives de la rivière Tarangire de grands troupeaux d'éléphants et de grandes populations de gnous et de zèbres dans ses 2850 km² mieux pourvus en eau que les régions environnantes. C'est également une période faste pour les prédateurs de tout poil qui sont alors plus facilement observables. Cependant nous n'avons jamais été déçus par lui en janvier ou février, pendant ce que l'on appelle "la petite saison sèche".

Sa richesse en faune le place au deuxième rang pour la densité, juste après le Serengeti (le cratère du Ngorongoro est "hors concours"). De plus, les animaux sont facilement observables en saison sèche où ils sont encore plus concentrés dans le lit de la rivière. Il est également richement pourvu en éléphants rouges (du fait de la poussière argileuse) et en baobabs au tronc plus ou moins abîmés par les susdits pachydermes (qui, non content de les écorcer "soigneusement", en arrivent parfois à transpercer l'énorme tronc).parc tarangire

D'une altitude moyenne de 1100 m (de 982 à 1646 m), le parc offre des paysages splendides, très variés et vallonnés avec deux grandes collines au nord-ouest, la colline Tarangire et la colline Kitibong, une zone marécageuse au sud, avec le marais de Silale. La rivière Tarangire qui traverse tout le parc dans son axe nord-sud et que la piste traverse et retraverse offre des rencontres à chaque bras ou pont : cob des roseaux, jabirus, Monsieur à l'œil brun, Madame à l'œil jaune, héron goliath, lions, martins-pêcheurs, damans, écureuils, varan, aigles, pythons, serval, tsé-tsé, oréotragues, dik-diks, ourébis, etc. Il est fréquenté par les cobs (de la variété à croissant), les élands, des oryx et c'est le parc du nord où l'on peut voir des koudous et parfois, avec de la chance (nous n'en avons pas vu en 4 safaris) des gérénouks. Nous y avons vu des léopards, des otocyons à la chasse au termite, des lionnes dans les arbres, des becs-ouverts et un serval en bordure de Silale. On y a recensé plus de 300 espèces d'oiseaux.

CARTE TARANGIRE TANZANIE



album photo Tarangire 2008

Les paysages sont bien caractéristiques, avec les hautes collines, la rivière encaissée, la végétation riche en baobabs, les hautes termitières de terre rouge. Cette même terre rouge qui donne leur beau maquillage rouge aux nombreux éléphants (jusqu'à 3000 dans le parc). En période de pluie, la faune est dispersée, et même peut quitter le parc. En conclusion, un parc à ne pas manquer, qui mérite bien plus qu'une seule journée, surtout en saison sèche !

elephanteau tarangire npHébergements très recommandés ou un peu moins

Je recommande chaudement les deux petits camps de haut de gamme que sont Swala Camp et Oliver's Camp, petits par la taille (6-8 tentes chacun) mais pas par la qualité et la gentillesse du service.

Oliver's Camp est un peu rustique, mais très agréable. Il est parfois difficile d'accès quand il a plu, car il faut traverser le marais de Silale pour y accéder.Il est plutôt isolé et conviendra bien à ceux qui n'aiment pas la foule. Les chauffeurs guides sont excellents, ils pilotent avec maestria leurs jeeps à châssis court en hors-piste (c'est une concession privée) "sans visibilité" dans l'herbe haute, sans pour autant oublier de repérer l'oiseau rare perché à 50 m de distance ! Des safaris à pied y sont organisés. Certes je n'en suis pas le plus grand des fanas, la photographie y est bien plus difficile qu'en game-drive, mais c'est une expérience qu'il faut avoir faite au moins une fois dans sa vie de safari. Les animaux ont une distance de fuite bien plus grande, on en voit moins, mais on peut relever leurs empreintes, voir les poils, les plumes abandonnées, examiner la flore, la petite faune, insectes et araignées, toutes choses habituellement négligées ou dédaignées, souvent injustement. Et puis, il y a le folklore, le ranger armé qui ouvre le chemin, la satisfaction de faire enfin fonctionner un peu ses muscles, le sentiment d'être plus en communion avec la nature environnante, le délicieux petit sentiment de danger encouru, l'absence de bruit de moteur... Oliver's Camp n'a que 8 tentes, une mess-tent largement ouverte sur le bush, avec à disposition livres, cartes et, particularité du camp, un grand herbier très intéressant. C'est un endroit qui vous ramène (sans risque) à l'époque d'Hatari, des grandes chasses, des expéditions d'aventuriers, assez loin des scories de la civilisation. Chaudement recommandé.

Le camp de Swala est assez loin de l'entrée du parc, dans une zone bien appréciée des tsé-tsé, près du Gurusi Swamp (marais). A Swala, les cobes et phacochères viennent boire dans le camp, qui sert aussi de refuge aux bushbabies. Un éléphant ou un léopard s'aventure parfois dans le camp qui possède le seul point d'eau presque permanent du voisinage. Les repas sont pris dans une "mess-tent" mais des dîners nocturnes peuvent être organisés hors du camp sous un baobab dans une ambiance très "out of Africa". Le service est aux petits soins. L'atmosphère intime avec seulement 9 tentes, dotées chacune d'une petite terrasse sur laquelle est apporté le café du petit matin fait à la Bodum accompagné de ses biscuits anglais. Il est excellent, comme le service et les repas. Également chaudement recommandé.


Le Tarangire Safari Lodge (ex Tented Camp) est bien placé, avec une très belle vue sur la rivière en contrebas, il est doté d'une piscine, ce qui peut être un plus car il fait très chaud au Tarangire. Il n'a que 35 tentes et quelques bungalows, mais il est quand même un peu trop fréquenté à notre goût, surtout le midi où des non-résidents profitent de la restauration, assez banale, dans une ambiance assez peu safari... Il est assez près de la sortie, ce qui peut être utile pour déjeuner quand on part de Swala Camp qui est très loin dans le parc. La direction du Tarangire Safari Lodge a été jugée responsable à la suite du procès intenté pour un accident mortel par une famille française. Leur jeune enfant avait été tué par un léopard attiré par les cuisines et dont la présence était connue et même encouragée. Donc, prudence, ce drame épouvantable nous rappelle que le danger existe même à quelques dizaines de mètres des endroits fréquentés.

la rivière Tarangire vue du Tarangire Tented Lodge
(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Nous ne recommandons pas trop le Sopa Lodge, malgré sa belle piscine, plus engageante que celle du Tarangire Safari Lodge, et sa sympathique fréquentation par les damans (et agames, et mangoustes) car il est un peu excentré, son architecture est mastoc et surtout, il fait un peu trop usine à touristes, toujours à notre goût. On y trouve près de 80 chambres, plus ou moins bien placées, parfois bruyantes, des parties communes immenses et réfrigérantes, un magasin de souvenirs bien utile pour acheter une carte du parc ou des cartes postales (attention au manque de monnaie, un souci chronique du pays). La cuisine est bonne, le personnel gentil (ce qui n'est pas un scoop en Tanzanie, où, sourire aidant, l'accueil est quasi toujours chaleureux). Une mention particulière à l'amateur d'insectes : les allées éclairées a giorno toute la nuit attirent une riche population de coléoptères, lépidoptères et autre menu fretin à chitine...

Le camp de Tanganyika.com, Mawe Ninga Tented Camp a l'inconvénient, non négligeable, d'être sale et mal tenu, au moins lors de notre séjour en 2008... Les tentes étaient percées, l'eau de la douche s'est arrêtée avant le rinçage du shampooing (le personnel avait "oublié" de remplir la citerne). Les damans omniprésents et par ailleurs charmants avaient laissé leurs déjections un peu partout dehors et aussi dans les tentes... et le service était indolent et négligent, pour ne pas dire inexistant ou pire empreint de mauvaise volonté (se faisant tirer les oreilles pour apporter des céréales au petit déjeuner, par exemple, ou absent pour servir des boissons avant le repas). Par ailleurs, le camp est excentré par rapport aux lieux de vie de la faune habituelle, il faut bien compter 3/4 d'heure pour y accéder. Pour le positif, le camp est placé au bord d'une falaise, offrant une vue splendide sur le lac Burungi, vue qui peut porter jusqu'au lac Manyara par temps dégagé. L'orientation vers l'ouest permet de profiter des beaux couchers de soleil africains. Les damans et mangoustes ne sont pas bégueules et on peut très facilement leur tirer le portrait, les rochers près du camp sont aussi le repaire d'oréotragues bien photogéniques. Le camp est fréquenté par des petits oiseaux, mais l'absence très regrettable d'un bain d'oiseaux et/ou de mangeoire rend leur photographie plus difficile que dans les camps bien équipés. Ce camp appartient à Tanganyika.com et est proposé prioritairement par ce tour-opérateur ou par les voyagistes dont il est le "réceptif" en Tanzanie. Nous ne partageons absolument pas l'avis de ceux qui en font un des meilleurs camps du Tarangire, seule sa situation en surplomb sur les lacs est exceptionnelle. Le reste aurait besoin d'une très sérieuse reprise en main.

Mais en juillet 2011, j'ai reçu un message réconfortant de Sylvie :

" En ce qui concerne vos réserves sans doute justifiées à l'époque de votre voyage sur le Maweninga Camp, je ne peux m'empêcher de vous indiquer que pour nous, cela a été notre meilleur logement de tout le safari : tente neuve de super qualité, et surtout remarquablement hermétique (important pour moi qui n'apprécie pas les insectes et autres petites bestioles dans une chambre). Et impeccable. Et le reste aussi : service, très bonne cuisine. La nuit a été parfaitement silencieuse alors que nous étions au cœur de la nature. Donc, les choses peuvent changer depuis 2008 et s'améliorer jusqu'à devenir parfaites."

Même si la nuit silencieuse ne fait pas partie du cahier des charges de mes nuits de safari, je dirai même que quelques rugissements, grognements ne sont pas pour me déplaire, je remercie encore Sylvie de ces données qui pourront être très utiles au moment du choix.



album photo Tarangire 2005

Le climat

Classiquement, on distingue une petite saison sèche en janvier et février, une grande saison sèche de juin à octobre, une grande saison des pluies en mars et avril, avec des camps qui peuvent être inatteignables, si encore ils ne sont pas fermés, comme l'est par exemple Oliver's Camp que l'on ne peut atteindre qu'en traversant le marais de Silale. Les animaux sont plus concentrés et donc plus visibles en saison sèche, mais je l'ai déjà dit, c'est en février que nous sommes allés (quatre fois) au Tarangire et nous n'avons jamais été déçus.

Le tableau ci-dessous est adapté de safaribookings.com, un excellent site anglophone de comparaison de safaris africains. Il montre bien qu'il n'y a pas une grande différence entre la petite saison des pluies de novembre-décembre et la petite saison sèche de janvier-février.

tarangire climatTarangire Tanzanie éléphants

Le point de vue de l'ambassade :

Le parc est situé à environ 85 km au sud du lac Manyara. Le Tarangire est réputé pour ses concentrations exceptionnelles d'animaux, principalement entre août et janvier. Pendant cette période des milliers d'animaux quittent les grandes steppes Masaï à la recherche d'eau et migrent vers la rivière Tarangire. L'une des grandes attractions de ce parc est la concentration inhabituelle d'éléphants (les troupeaux pouvant dépasser les 300 têtes).
Le parc abrite des espèces parfois difficilement repérables ou même introuvables dans les autres parcs du Nord : le Gerenuk, le Petit Koudou, l'Oryx, l'Éland et la plus recherchée des antilopes, le Grand Koudou.
Meilleure période : de juin à novembre. (d'Arusha compter 2 heures de route ou 45 minutes de vol en charter).

Le point de vue de TANAPA sur le parc national du Tarangire

Superficie

2850 km2

Situation

A 118 km au sud-ouest d'Arusha

Y aller

Facilement accessible depuis Arusha ou le lac Manyara par une route bitumée jusqu'à 7 km de l'entrée principale; possibilité de continuer vers le cratère du Ngorongoro et le Serengeti. Vols charters depuis Arusha et le Serengeti.

A faire

Safaris à pied avec guide; excursions à la journée dans des villages Masai et Barabaig, et découverte des centaines d'anciennes peintures rupestres (inscrites depuis peu au patrimoine mondial de l'UNESCO) à proximité de Kolo sur la route de Dodoma.

Meilleur moment

Toute l'année mais surtout la saison sèche (de juin à septembre) pour un nombre exceptionnel d'animaux.

Logement

Deux grands lodges et plusieurs campements de luxe à l'intérieur du parc. Une dizaine de lodges, de campements et de sites de camping juste à l'extérieur du parc.

LIENS

site tanapa